Le PPWR ouvre-t-il la voie à une nouvelle génération d’IBC?

L’innovation incrémentale ou de rupture ne se décrète pas. C’est généralement une conséquence d’un besoin réel  plus ou moins exprimé par les entreprises concernées qui font face à un probléme sans solution acceptable. Parfois, l’expert  métier dans son domaine qui a développé un esprit de « solution provider »  se trouve face à ce défit. L’innovation de rupture s’impose alors si le regard se porte sur des options extérieures au secteur.

Pour la première fois, l’industrie de l’emballage  doit simultanément réduire la quantité de matière première utilisée, améliorer la recyclabilité effective, maîtriser les coûts des matières comme ceux des process et démontrer ces performances au travers d’analyses de cycle de vie encadrées par le PPWR. C’est encore plus la situation des producteurs d’emballage rigide en plastique.

A ce titre le domaine des conteneurs IBC /GRV qui sont des emballages composites issus de l’industrie plastique des années 1970, période ou cette matiére était une innovation, a permit le développement des échanges BtB. La chimie de spécialité, les parfums et aromes, la pétrochimie et l’agroalimentaire ont recours à cette solution devenue une commodité souvent pour un usage unique.

Dés les années 2000, une activité de second ordre c’est développé pour le recyclage sous forme de reprise des conteneurs, puis lavage et une remise sur le marché pour d’autres usages. La recyclabilité et l’intérêt d’un conteneur initialement cher que l’on collecte à valeur nulle est apparu facile et cohérente. La valeur de remise à neuf ou de reconditionnement est devenue une activité à part entière. Une économie organisée et des contrats en bouche fermée se sont mis en place avec des grands donneurs d’ordre de l’industrie.

Depuis une dizaine d’années une industrialisation de la reprise grâce à de la traçabilité a permit d’accroitre ces aspects pour proposer des boucles ouvertes. C’est à dire qu’un emballage ayant servi entre A et B et reprit à vide pour traitement par C qui  va pouvoir avoir un réemploi chez D et de façon certifié.

Cependant ces systèmes ouverts ou fermés de reprise des IBC utilisés, présentent un niveau d’empreinte carbone  et un prélèvement de ressources très variables. Selon les distances de collecte, les procédés de lavage, les consommations d’eau à traiter dont les déchets et d’énergie ainsi que le nombre réel de rotations obtenues, le bénéfice environnemental peut fortement varier. Les objectifs de réduction du poids carbone , de réparabilité , de recyclabilité ne peuvent être atteint sans systéme complexe et des investissements importants.

Le PPWR et les considérations des ODD (Objectifs de Développement Durable 2030 de l’ONU) conduisent-ils à repenser les IBC de 1000litres ?


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